Facebook s’attaque aux news !

L’information est apparue cette semaine dans les quotidiens
du New York Times et du Wall Street Journal : Facebook a pour objectif de
créer un nouvel onglet « News » pour son application mobile. Cette
initiative permettrait aux médias américains choisis par le réseau social, de
recueillir des fonds. Votre agence SMO
vous dit tout.

Une volonté d’amélioration constante

C’était annoncé par Marc Zuckerberg en avril dernier et c’est maintenant plus concret : Facebook News, un nouveau service, est actuellement à l’étude. Pourtant, Facebook avait déjà tenté le coup par le passé, mais c’était un véritable fiasco, comme le souligne Mathew Ingram, rédacteur de contenus digitaux pour le Columbia Journalism Review.


Quoi qu’il en soit, le principe est simple : la société
de Marc Zuckerberg souhaite diffuser des articles de presse sur son application
mobile, dans un onglet intitulé News, bien distinct. Pour le moment, Facebook
est en pourparlers avec ABC News, le Wall Street Journal, le Washington Post,
Bloomberg et le New York Times. L’entreprise de la Silicon Valley est prête à
débourser jusqu’à 3 millions de dollars par an.

L’objectif de Facebook est clairement d’améliorer l’expérience
utilisateur. Avec cette idée, elle pourrait diffuser des articles contenant des
informations fiables. Sa lutte contre les fake news reste la priorité à travers
les décisions qu’elle prend de façon générale, et cette collaboration avec des
médias réputés aux États-Unis (et même, à l’échelle mondiale) crédibilise sa
cause.

L’impact des deux géants sur les médias

Une chose est sûre : la puissance de Facebook et de Google
n’est plus à prouver. À vrai dire, ils ont une importance capitale dans la
croissance des revenus publicitaires, souvent grâce aux articles de presse.

Prenons le cas Google pour commencer. La filiale d’Alphabet
est contre la réforme
européenne du droit d’auteur
tombée en mars dernier, après de longs mois de
négociation, et ne s’en cache pas. Durant les longues discussions amenant à
cette réforme, Google a tout simplement menacé de supprimer son service Google
Actualités. Une menace déjà mise à exécution avec la suppression de ce service
en Espagne en 2014, suite à une nouvelle loi. Les médias espagnols avaient
alors vu leur audience chuter.

En revanche, avec ce nouveau concept d’actualités pour leur
application mobile, Facebook semble s’être fait à l’idée et ne cherche pas à
batailler avec les instances européennes (très certainement en train de
consacrer son temps à son litige autour de WhatsApp et Instagram). La somme
(maximale) annoncée de 3 millions de dollars par an permettrait à Facebook
d’utiliser les titres et les résumés d’articles des journaux en question, dans
sa section News. Une offre qui, sur le papier, semble être une aubaine pour les
éditeurs concernés car, en plus d’être rémunérés pour l’utilisation de leurs
contenus sur Facebook News, ils bénéficieraient d’un potentiel générateur de
trafic.

Cependant, Rasmus Kleis Nielsen, directeur du Reuters
Institute et professeur de communication politique à l’université d’Oxford,
exprime son inquiétude concernant les montants annoncés. Il estime que,
seulement les gros médias seront réellement rémunérés et que ce ne seront pas
des sommes aussi énormes. De plus, il considère que les médias très consultés par
le public ne sont pas payants. Et enfin, toujours selon Rasmus Kleis Nielsen,
les médias locaux seront mis sur le côté par ce système.


Que retenir ?

Au fil du temps, Facebook et Google sont devenus des acteurs
très importants dans la distribution des médias. Mais la nouvelle directive sur
le droit d’auteur ne plaît pas à ce dernier, qui est prêt à cesser son service.
Quant à la société de Marc Zuckerberg, elle semble accepter la situation et est
même prête à faire des efforts avec la création de ce nouvel onglet News. En
cas de succès Outre Atlantique, ce service pourrait, pourquoi pas, faire son
apparition en Europe.

Si vous souhaitez développer votre stratégie sur Facebook ou
d’autres réseaux sociaux, les experts de notre agence SMO seront ravis de
pouvoir vous conseiller.