Android : les moteurs de recherche alternatifs annoncés par Google
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En août dernier, Google annonçait le changement auquel il allait procéder, concernant les moteurs de recherche sur Android. Cette décision faisait suite à l’amende record de cinq milliards de dollars infligée par la Commission Européenne, en juillet 2018. Les ventes aux enchères sont actées, et les résultats sont surprenants. Votre agence digitale vous dévoile les détails de cette nouveauté Android.

Une sanction historique

Cinq milliards de dollars ! La firme de Mountain View s’était vue sanctionnée d’une somme colossale pour abus de position dominante. On peut dire que l’amende reçue par Google, a été l’élément déclencheur pour cette nouvelle répartition des moteurs de recherche par défaut sur Android.

Désormais, l’utilisateur aura le choix pour son moteur de recherche. Au démarrage des systèmes d’exploitation Android, il devra effectuer un choix parmi les moteurs de recherche sélectionnés dans son pays.

Concernant la sélection des moteurs de recherche, ce sont les trois meilleures offres pour chaque pays européen, qui sont choisies. L’offre représente la somme que les moteurs de recherche sont prêts à mettre, à chaque fois qu’un utilisateur les choisira comme moteur par défaut. Ainsi, les trois fournisseurs désignés, se positionneront aux côtés de Google, qui sera bien évidemment affiché pour les systèmes d’exploitation Android de tous les pays européens.

DuckDuckGo et Info.com, grands gagnants

Les résultats sont tombés ces derniers jours, et ils sont pour le moins, très étonnants. Nous évoquions ce sujet au moment de l’annonce de Google en août dernier, et les pronostics penchaient principalement vers les gros moteurs de recherche, concurrents de Google.

Pour le coup, on pouvait s’attendre à une écrasante majorité de ventes aux enchères remportées par Bing et Yahoo!, étant les deux concurrents les plus sérieux à la filiale de la société Alphabet. Pas le moins du monde ! C’est DuckDuckGo, le moteur de recherche « qui ne vous espionne pas », qui s’est incontestablement placé dans toute l’Europe, aux côtés de Info.com (ex-Infospace), qui sera aussi affiché dans au démarrage des systèmes Android de tous les pays européen.

Quant à la troisième option, elle diffère selon les pays ; Bing a remporté une seule enchère, toutefois très notable : le marché britannique. Ensuite, GMX s’est placé sur les germanophones avec les Pays-Bas et l’Autriche en plus du marché allemand. Puis, Qwant, le moteur de recherche français, s’est installé sur les marchés ibériques, belges, italiens et français pour ne citer que ces derniers. Enfin, PrivacyWall, Yandex et Seznam se partagent les marchés qu’on peut qualifier de « secondaires ».

Les cartes sont-elles réellement redistribuées ?

Dès le 1er mars prochain, cette mesure sera entièrement déployée. Les résultats reflètent quelque peu les intentions des moteurs de recherche dans leur stratégie ; par exemple, la plupart se sont positionnés sur des marchés de leur langue.

Cependant, le troisième moteur de recherche gagnant (avec DuckDuckGo et Info.com) n’est pas forcément présent dans la liste pour cette raison. En effet, il faut aussi jauger l’intérêt des moteurs de recherche. D’une part, des fournisseurs tels que Yandex et Seznam, se sont imposés sur des marchés où la concurrence n’est pas folle. D’autre part, on peut prendre l’exemple de Bing, qui ne s’est accaparé que le marché britannique ; le moteur de recherche avait les moyens de rivaliser avec ses concurrents. Si on analyse les moteurs des grosses nations, on peut estimer que ses concurrents ont sorti le chéquier. Mais aussi que Bing n’a manifestement pas jugé nécessaire, et intéressant financièrement parlant, de se positionner ailleurs. Effectivement, les revenus concernant les Search Ads au Royaume-Uni, doivent être plus lucratifs, par rapport aux plus petits pays.

Pourtant, l’enjeu principal est de savoir si cette répartition des parts sur Android va être bénéfique à ces moteurs de recherche, faisant face à une concurrence quasiment impossible à contrer, de la part de Google. Mais cela semble trop insignifiant pour apporter de grandes avancées.

« C’est entièrement un abus de position dominante de réclamer de l’argent afin de simplement montrer une proposition d’alternatives (de moteurs de recherche). »

Eric Leandri, CEO de Qwant, moteur de recherche français

De plus, la plupart des sociétés étaient scandalisés de voir Google mettre ce système de ventes aux enchères. Christian Kroll, CEO du moteur de recherche allemand, reversant 80% de ses bénéfices à la reforestation, Ecosia, avait lui décidé, de boycotter ces ventes aux enchères.

Pour conclure

Malgré une équité présagée, Google a tout de même réussi à bénéficier de sa position préférentielle, en monnayant l’apparition d’autres moteurs de recherche au démarrage d’appareils Android.

Par ailleurs, l’accord actuel pour la répartition des parts est de courte durée, puisqu’il prendra fin le 30 juin prochain. Il sera donc intéressant d’analyser s’il y a un jeu des chaises musicales à la suite des prochains accords négociés, ou si les gros moteurs de recherche estiment finalement que certains marchés sont plus avantageux que prévus.

Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à contacter votre agence digitale ! Ses experts en référencement organique et payant, sauront vous aider à tirer le meilleur de vos stratégies sur mobile, qu’importe le moteur de recherche.

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