Growth hacking : boosteur de croissance pour les entreprises
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Définition du Growth Hacking

Le Growth Hacking, nouvel anglicisme à la mode, est un concept qui consiste à repenser son marketing digital avec un seul et unique objectif : booster de manière exponentielle la croissance de votre entreprise.

La stratégie consiste à trouver un élément innovant qui permettra de transformer une faiblesse en puissant levier de croissance en combinant des tactiques et stratégies digitales originales et surtout peu onéreuses. Le Growth Hacking peut donc être considéré comme un levier d’acquisition et d’engagement rapide de prospects.

La différence avec le marketing traditionnel est justement une perpétuelle remise en question qui consiste à savoir évoluer vite, en adéquation avec un environnement digital plus dynamique et toujours dans un objectif constant de croissance.

Les médias sociaux jouent donc un rôle très important dans cette stratégie de marketing digital et plus particulièrement d’Inbound marketing.

Quelques stars du Growth Hacking

  • Hotmail et sa phrase signature : un des premiers cas de Growth Hacking

En 1996, ce service de messagerie qui, à l’époque n’en était qu’à ses débuts, n’avait qu’une croissance relativement faible. Ils s’étaient alors rendu compte que 80% des nouveaux utilisateurs s’étaient inscrits grâce à des amis via le bouche-à-oreille. Ils ont alors eu l’idée d’insérer un message à la fin de chaque email envoyé à partir de Hotmail :

« PS : I love you. Get your free e-mail and Hotmail »

Aujourd’hui ce type d’action est courante Cette opération a eu pour effet de booster considérablement le nombre d’utilisateurs (3000 par jour). En 6 mois, Hotmail a généré 1 million d’abonnés et 12 millions en 18 mois, pour être ensuite racheté par Microsoft pour 400 millions de dollars.

  • Twitter : Les recommandations de comptes à suivre

La société s’est posée le problème de la fuite de ses utilisateurs après quelques jours d’utilisation de l’application. Plutôt que de mettre en place une stratégie de relance classique via des e-mailings, Twitter a cherché la cause du problème et s’est aperçu que les nouveaux inscrits avaient peu de followers et n’avaient pas encore pu identifier les comptes intéressants à suivre. Ils perdaient alors rapidement de l’intérêt, faute d’interactivité.

Pour y remédier, Twitter a décidé de mettre en place des recommandations de comptes à suivre. En effet, si un utilisateur suivait entre 5 et 10 personnes le jour même de son inscription, son activité sur Twitter serait stimulée et la probabilité qu’il devienne un habitué du réseau augmenterait. La société a donc réussi à rendre sa plate-forme plus dynamique et à augmenter considérablement le nombre de comptes actifs en se concentrant davantage sur la rétention des abonnés plutôt que sur l’acquisition de nouveaux utilisateurs.

Qui peut faire du Growth Hacking ?

Le Growth Hacking est une technique d’optimisation des ventes et de la notoriété d’une entreprise ou de ses produits, qui se veut originale et surtout peu coûteuse. Elle est donc davantage associée aux jeunes startups ou aux PME qui n’ont pas les fonds pour investir dans une stratégie de marketing traditionnel et qui souhaitent rivaliser avec les grandes multinationales qui ont beaucoup plus de budget, avec notamment des budgets consacrés à la publicité. Cependant, aujourd’hui le Growth Hacking se retrouve partout, dans n’importe quelle entreprise.

Comment faire du Growth Hacking : quelles techniques ?

Pour faire du Growth Hacking, il n’existe pas d’outils types. Cependant, des tendances comme l’engagement progressif via le freemium ou la viralité, reposant sur des techniques de social media ou de parrainage, sont courantes.

Faire du Growth Hacking , c’est avant tout une question de créativité. Il s’agit de trouver la stratégie innovante qui permettra d’atteindre sa cible sans dépenser de grosses sommes d’argent.

Voici 3 exemples de Hack couramment utilisé par les entreprises :

Le Grand commerçant

De nombreuses entreprises telles que Netflix, Dropbox ou Freshbooks ont utilisé ce Hack pour obtenir de nouveaux clients ou utilisateurs en offrant gratuitement leurs produits et les laissant se vendre par eux-mêmes. Leurs stratégies sont basées sur une croyance : « une fois le produit testé par le client, il ne pourra plus s’en passer ».

Netflix par exemple, offre un mois d’accès gratuit à ses produits.

Cette technique fonctionne aussi en BtoB. Elle permet aux utilisateurs de tester le produit avant de l’acheter. Il est alors beaucoup plus facile pour une entreprise de dépenser de l’argent pour une version complète une fois que le produit ou le service a intégré cette dernière.

L’invitation exclusive

Ce Hack s’inscrit dans une logique d’offre et de demande. Si on limite la disponibilité de l’offre d’un produit, la demande de ce dernier augmente. Pinterest a utilisé cette technique de l’offre limitée grâce à l’invitation exclusive. A ses débuts, cette application n’était utilisable que sur invitation. L’utilisateur était alors mis sur liste d’attente pour pouvoir ensuite intégrer le réseau. Cela laisse donc penser qu’être membre de celui-ci est un honneur. L’élitisme est aussi une des manières d’attirer les utilisateurs.

La recommandation rémunérée

C’est la technique du bouche-à-oreille qui permet non seulement d’accroître la réputation de l’entreprise mais engendre aussi une recommandation faite par le client lui-même. (Et donc totalement comprise.)

La société Uber par exemple l’a intégré dans sa stratégie : lorsqu’un utilisateur teste le produit sur recommandation d’un autre utilisateur, tous les deux reçoivent un crédit pour leurs futurs achats.

Les « limites » du Growth Hacking

Le Growth Hacking sert à donner l’impulsion à une entreprise pour l’aider à croître vite et fort. Sur un plus long terme, cette solution trouvée par l’entreprise aura tendance à s’essouffler et ne générera plus autant de croissance qu’au début alors que, son coût, lui, restera le même ! L’entreprise devra donc rapidement passer à autre chose. Ce n’est donc pas une solution durable.

Pour mettre en place une solution de Growth Hacking, il faut prendre en compte le coût de l’investissement. Certes, un des avantages de cette technique est la dépense marketing à moindre coût par rapport à une stratégie marketing classique, cependant cela ne veut pas dire que c’est gratuit ! Certaines entreprises ont même eu besoin de créer toute une nouvelle activité, comme cela a été le cas pour Mint, référence en matière de blog sur les finances personnelles. Cet outil de gestion du patrimoine a su booster sa croissance en créant son blog et en mettant donc en place une stratégie de contenus ayant pour cible les jeunes professionnels, connus pour être peu réceptifs aux conseils de la finance traditionnelle. Les contenus, très pédagogiques et visuels ont été largement relayés par les médias sociaux et l’application a ensuite pu profiter de ce succès.

Pour résumer, le Growth Hacking est aujourd’hui la technique incontournable à intégrer à sa stratégie marketing. Elle a permis à LinkedIn de passer de 2 millions à 200 000 millions de membres en très peu de temps ! Il suffit d’avoir un esprit ouvert aux idées originales et alternatives. Un bon suivi des comportements de ses prospects/clients ainsi qu’une bonne dose d’audace peuvent aussi s’avérer utiles !

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1 réflexion au sujet de “Le Growth Hacking, une nouvelle réalité marketing ?

  1. Super votre article ! Il me reste à me creuser les méninges pour trouver THE idée qui fera exploser mon business ! Si quelqu’un a de la graine de génie, qu’il n’hésite pas à me faire signe 😉